Ses tâches : quand elles commencent, sur combien de jours
Poser une tâche pour aujourd'hui ou pour demain, lui donner une heure, étaler son effort sur plusieurs jours, et lire ce que la carte annonce.
Une tâche répond à quatre questions : quoi, qui, combien de temps et quand. Les trois premières se saisissent en une phrase ; la quatrième se propose toute seule, et c'est celle-ci que ce guide détaille.
Le début se propose, l'échéance se décide
Le champ Début prévu arrive rempli. Ce n'est pas une convention : la date proposée dépend de votre journée.
| Ce qui est vrai au moment où vous créez la tâche | Ce que le champ propose |
|---|---|
| Vous n'avez pas encore pointé votre arrivée | aujourd'hui, à votre heure d'ouverture |
| Vous êtes au travail, il est 14 h 10 | aujourd'hui, à 14 h 15 |
| Vous êtes en pause | aujourd'hui, au quart d'heure suivant |
| Vous avez pointé votre sortie | le prochain jour travaillé, à votre heure d'ouverture |
| C'est dimanche, ou un jour férié | le prochain jour travaillé |
Quand la date part sur un autre jour, l'écran dit pourquoi, sous le champ.
Trois choses valent d'être sues :
- c'est VOTRE horaire qui décide, pas celui de l'entreprise. Si vous commencez à 10 h là où l'équipe commence à 8 h, la tâche part sur 10 h. Les jours fériés et les journées écourtées sont pris en compte ;
- quand vous confiez la tâche à quelqu'un d'autre, c'est SON horaire et SON pointage qui décident. Changez le responsable et la date se recalcule ;
- rien n'écrase ce que vous avez tapé. Dès que vous touchez à la date ou à l'heure, la proposition ne revient plus.
L'échéance, elle, n'a pas d'heure, et c'est délibéré. Rendre un travail « le 14 » se dit tel quel ; lui coller 17 h 00 inventerait une précision que personne n'a donnée. Un début, en revanche, gagne à être situé dans la journée — c'est ce qui permet d'en poser trois sans qu'elles se marchent dessus.
Étaler l'effort sur plusieurs jours
Une tâche de deux heures à rendre après-demain, c'est deux heures aujourd'hui, ou une heure chaque jour ? Tant que personne ne le dit, l'outil ne peut pas répondre — et la charge de l'équipe compte les deux heures entières sur la semaine de l'échéance.
Le bloc Étalement apparaît dès que la tâche a une durée estimée et au moins deux jours entre son début et son échéance. Trois choix :
| Ce que ça fait | |
|---|---|
| D'un bloc | La tâche se fait d'une traite. C'est le comportement habituel. |
| Réparti | Le temps se partage tout seul entre les jours ouvrés de la fenêtre. |
| Je répartis | Vous donnez vous-même le temps de chaque jour. |
Ce que « Réparti » fait vraiment
Il partage au prorata de votre journée, pas à parts égales. Un samedi de quatre heures ne reçoit donc pas autant qu'un mardi de huit — vous promettre le contraire reviendrait à vous promettre un samedi que vous n'avez pas. Les dimanches et les jours fériés sont sautés, ils ne reçoivent pas zéro.
La répartition est recalculée à chaque fois qu'on la regarde. Déplacez l'échéance, posez un férié au milieu, changez votre horaire : elle suit. Rien n'est figé, donc rien ne peut se mettre à contredire vos propres dates.
Ce que « Je répartis » accepte et refuse
Vous posez un nombre de minutes par jour, et le total se compte sous la liste.
- répartir moins que l'estimation est permis — un plan se complète ;
- répartir plus est refusé, avec le chiffre : un plan qui ne tombe pas juste est un plan qui ment, et c'est sur celui-là qu'un responsable déplacera du travail ;
- un jour plus chargé que votre journée est signalé, pas refusé. L'écran dit « le 14/08 : 9 h prévues pour 8 h de journée » et enregistre quand même. La capacité d'un jour bouge — un férié se pose après coup, une journée s'écourte — et bloquer une saisie sur une donnée qui change coûterait plus que l'écart.
Ce que ça change ailleurs
- « Mes tâches » annonce la tranche du jour : « aujourd'hui 1 h à 08:00 » plutôt que les six heures du total ;
- la charge de l'équipe fait peser la tâche sur les semaines qu'elle traverse, au lieu de tout faire arriver le jour de l'échéance. Une tâche qu'on n'a pas étalée continue de se compter comme avant.
Ce que la carte annonce
Sous le trait, en bas de chaque carte :
| Ce que vous lisez | Ce que ça veut dire |
|---|---|
| 1 h 30 / 4 h | temps passé sur durée estimée — il reste 2 h 30 |
| 4 h seul, sans barre remplie | estimée, pas encore commencée |
| un compteur qui avance | votre chronomètre tourne sur cette tâche |
| +45 min | plus long que prévu — un écart d'estimation, pas une faute |
| une barre fine | la part de l'estimation déjà consommée |
Le compteur qui avance ne s'affiche que pour votre chronomètre. Une carte sur laquelle un collègue travaille ne bouge pas sous vos yeux : dire « quelqu'un est dessus » sans dire qui n'aiderait personne.
Retrouver ses tâches dans le tableau
Le filtre Sur le bureau de retient ce qu'une personne porte comme ce qu'elle renforce — c'est la question « qu'y a-t-il sur son bureau », pas « de quoi répond-elle ». Le premier choix est Moi, et une boîte de recherche apparaît d'elle-même dès que l'équipe compte quelques personnes.
Si vous n'avez pas accès au tableau d'équipe, Mes tâches montre la même chose, bornée à vous : ce qui est en retard, ce qui est bloqué, ce qui attend une validation, et ce qu'il y a à faire aujourd'hui.
Et les tâches qui reviennent
Elles ne se réglent pas ici. Le bloc Répéter, à la création, pose le rythme — tous les jours, certains jours de la semaine, tous les mois, ou tous les N jours — et l'outil déposera les cartes de la semaine à venir tout seul. C'est un objet à part : la consigne se modifie, se met en pause et s'arrête sans toucher aux tâches déjà posées.
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